Notre profession de foi

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Notre profession de foi

septembre 8, 2015
Philippe Spitz
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Depuis des mois, les vagues d’enfants, de femmes et d’hommes qui se cassent sur nos belles plages européennes sont devenues des déferlantes, des lames de fond. Elles écument de la tristesse infinie de ces humains qui ont fui la terreur, l’épouvante, la mort.
Ça va vite le drame : un moment, on vit tranquille, en famille, et tout de suite après, on est emporté par la dévastation et le carnage. Alors, on rassemble quelques maigres affaires et, un enfant dans les bras ou par la main, on marche ; en fait on s’éloigne, on est chassé, on fuit. Au bout du chemin, il y a la mer, sublime et terrifiante, ogresse d’enfants, de femmes et d’hommes. Ceux-là même qui arrivés sur nos plages s’époumonent à nous demander aide et assistance “Protégez-nous ! Secourez-nous !”.
Ça va vite le drame : si juste nous détournons le regard, ils vont mourir. Et en ce moment, nous le détournons, cyniquement.

 

Laisser mourir les gens juste en détournant les yeux ne peut pas être un projet humain, citoyen. Il y a urgence absolu. Levons-nous ! Notre dignité, notre honneur, notre devoir est d’accueillir les réfugiés, de leur ouvrir nos portes, de saluer leur courage. Le silence que nous leur opposons n’est pas, n’est plus supportable. Parce qu’aussi il faut s’opposer fermement à l’inhumanité et à la paresse du cœur. Faire quelque chose, retrousser ses manches, déborder d’humanité …

 

Et si notre générosité venait aussi que lorsque les 530 000 Alsaciens, les 280 000 Lorrains et les 130 000 Francs-comtois ont dû se réfugier en 1939, les périgourdins, par exemple, les aient accueillis avec humanité ?

Ne devons-nous rien à nos anciens ? A l’Histoire ?

Philippe Spitz – 3 septembre 2015

 

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